Artiste coup de cœur: Marish Papaya

«Pour moi le dessin, c’est comme du jogging de cerveau, lance l’illustratrice qui conçoit un univers enjoué, tout en rondeur et en couleurs chatoyantes. Parfois je joue sur les mots, d’autres fois sur mes feelings ou alors je tombe dans la lune et je me crée des petites histoires sans punch mais avec beaucoup d’images.»

Bien qu’ayant toujours eu la main droite scotchée à un crayon, comme elle le souligne, c’est l’année dernière que la designer de vêtements résidant à Limoilou a eu le déclic: il était temps de montrer au public ses dessins ludiques dans lesquels des personnages décomplexés s’aiment, s’amusent, s’émerveillent.

«J’avais envie de sortir de ma zone de confort, explique-t-elle. Mon activité préférée c’est de me déstabiliser, j’aime l’intensité, quelle qu’elle soit… L’espèce de stress le fun, mais pas le fun de franchir une porte qui n’est pas la mienne, j’adore ça!»

L’artiste visuelle émergente a également croqué le portrait de plusieurs personnes allant de ses ami.es (dont l’illustratrice Joanie Paquet alias Paquet de trouble qu’on a le plaisir d’entendre dans l’épisode 4!) à la jeune militante suédoise Greta Thunberg.

Même si elle partage désormais ses expérimentations visuelles sur les réseaux sociaux, le fameux syndrome d’imposteur persiste. «Je suis passée à un doigt et demi 159 fois de tout supprimer et fermer en pensant que j’embêtais mes amis avec mes niaiseries, s’amuse-t-elle. [Mais] mon pouce, mon index et mon majeur, ont l’encouragement nécessaire pour ne pas perdre l’envie de se faire aller sur mon petit touch pad de laptop. Je suis pas mal plus assidue sur le jogging de cerveau que celui de jambes, je l’avoue.»

À la fois drôles et délicates, souvent minimalistes, mais toujours remplies d’émotions, ses œuvres nous offrent un petit baume sur le cœur qu’on accueille avec plaisir.

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article rédigé par : Claire-Marine Beha

écrit le : 15 octobre 2020